Production théâtrale dirigée : Too Much!

Mise en scène de Caroline Lauzon assistée de Dominique Boisvert, photos et costumes de Jasmine Lachance, scénographie et éclairage de Suzie Bilodeau

Les étudiants de l’option théâtre inscrits au cours de Production dirigée ont présenté le 30 novembre 2016  à la salle Jean-Louis-Millette du Théâtre de la ville le résultat d’un processus de création entrepris en août 2016.  La recherche s’est amorcée autour du thème de la démesure, un élément étroitement lié au conflit dramatique. Le résultat est un objet excessif, baroque et débridé, un collage de textes écrits par quelques étudiants de la troupe (Emmanuel Bossé-Messier, Ariane Dorion et Roxane Trudel) et par des dramaturges québécois contemporains : François Archambault, Annick Lefebvre, Catherine Léger, Mathieu Leroux et François Létourneau.

Lancement des recueils d’essais

EssaisLe jeudi 15 décembre prochain, dans le cadre du cours Essai de l’option Littérature du Département de littérature et de français, les étudiants du professeur Jean-Claude Brochu lanceront quatre recueils d’essais. L’évènement aura lieu devant l’entrée de la bibliothèque du campus de Longueuil, de 17 h à 19 h.

Lancement de la 21e édition de Saison baroque

Saison baroque - 21La revue Saison baroque réunit les mots et les images dans un seul canal. La poésie s’associe aux photos en noir et blanc pour explorer « en une seule phrase nombreuse » (Miron) nos aspirations d’un monde meilleur, les profondeurs du sentiment et de l’âme humaine, les différentes représentations du monde ainsi que les multiples cris qui sommeillent en nous et éclatent en vers… Aux pouvoirs de la musique, de la langue, et aux trésors de la pellicule s’ajoute le désir de pratiquer une fissure dans le mur du quotidien plus souvent qu’autrement utilitariste et d’exprimer le bonheur du hasard, de l’impulsion et de la non-conformité. « La poésie est une patiente impatiente » (Desbiens), elle dépasse largement le cadre de ses pages, elle rebondit dans les clichés en noir et blanc et ramasse ses richesses pour les répandre dans les yeux de ses avides lecteurs.

Pour une 21e fois, cet automne, résonneront les mots, ces cassures de vers, et les lumières issues de la camera obscura. Célébrons la culture, célébrons la parole !

Le lancement aura lieu le jeudi 1er décembre, à 18 h, au Centre d’exposition Plein sud du Cégep Édouard-Montpetit.

Les étudiants de l’option Théâtre en spectacle

Too MuchLes étudiants de l’option Théâtre du programme Arts, lettres et communication, communément désignés sous le nom de scène « troupe Lazzi », vous convient à leur spectacle de création, intitulé Too Much, qui aura lieu ce mercredi 30 novembre. Une générale ouverte au public a lieu à 12 h 15, tandis que la représentation du soir est prévue à 20 h. Les deux représentations ont lieu à la salle Jean-Louis-Millette du Théâtre de la ville.

Les étudiants et leur professeure, Caroline Lauzon, ont travaillé autour de l’idée de la démesure, à partir de textes québécois contemporains de François Archambault, d’Annick Lefebvre, de Catherine Léger, de Mathieu Leroux et de François Létourneau. Quelques textes sont aussi de la plume des étudiants du groupe.

Entretien avec la poétesse Louise Dupré

Louise DuprŽDans le cadre du cours de littérature québécoise 601-103, notre collègue Marina Girardin recevra, le mercredi 7 décembre prochain, la poétesse Louise Dupré qui viendra rencontrer les étudiants pour parler de son dernier recueil, Plus haut que les flammes, mais également du rapport des écrivains québécois à la Shoah. La rencontre aura lieu à la salle Lassonde, située au C-30, à midi précise. Tout le collège est invité à venir y assister.

Émilie Jobin, metteure en scène

Pour la troisième fois, Émilie Jobin, professeure au Département de littérature et de français, mais aussi comédienne et metteure en scène, a été choisie par le Service des activités culturelles de l’Université de Montréal pour monter une pièce de théâtre avec des étudiants issus de disciplines et d’origines diverses. « Il y a quelque chose d’incroyablement vivifiant dans le fait de réunir des étudiants de toutes les disciplines et de divers pays autour d’un spectacle. Il en résulte un esprit de groupe qui est palpable sur scène et qui donne lieu à des moments magiques », s’enthousiasme Émilie à deux semaines de la représentation.

Notre collègue a travaillé d’arrache-pied depuis septembre pour présenter sa lecture de Nous habiterons Détroit, un texte de la jeune auteure et comédienne Sarah Berthiaume (Le Déluge après, Disparitions, Villes mortes, Selfie).

Sur scène, dix personnages s’offrent un road trip pour nulle part, mais c’est à Détroit qu’ils aboutissent, ville-symbole de la déchéance du rêve américain, en train pourtant de renaitre de ses cendres. Dans une langue poétique et imagée, cette pièce sur les grandeurs et misères de la société américaine entre en résonance avec le hiatus historique et social qui s’est installé chez nos voisins du Sud. « Sarah Berthiaume nous fait vivre Détroit de l’intérieur. Elle a mis en mots des centaines de petits détails qui font qu’on ressort de ce texte avec la nette impression d’avoir vu cette ville mythique, d’avoir senti le coeur de la métropole battre, d’avoir plongé dans sa noirceur et sa lumière », poursuit notre collègue metteure en scène.

Nous habiterons Détroit, le 9 décembre à 20 h et le 10 décembre à 14 h et à 20 h, Université de Montréal, Centre d’essai, Pavillon J.-A.-DeSève, 2332 boul. Édouard-Montpetit, 6e étage.

Cliquez ici pour vous procurer des billets.

P. M.

Le malaise dans l’école

Napac

Chaque jour de l’année
Est jour d’alerte, de pleine vigilance
En pleine guerre. Malheur à qui dort
À qui ferme les yeux, à qui s’aveugle !

Antonio Machado

La veille de la Journée mondiale de philosophie, mercredi soir dernier, au Lion d’Or, rue Ontario, se déroulait, organisé par la NAPAC, le Cabaret pour l’adéquation école-culture, parce que l’éducation n’est pas une marque déposée !

Contre les slogans désolants de notre époque, contre la parole marchande, qui semble de plus en plus vouloir instrumentaliser la Formation générale commune et mettre en péril la mission humaniste des cégeps, s’élève, heureusement, la voix des écrivains, des poètes, des philosophes, pour rappeler l’essentiel et garder les esprits en éveil, le cœur battant.

Hugues Bonenfant, professeur de philosophie au collège et président de la Nouvelle alliance pour la philosophie au collège (NAPAC), a prononcé le mot d’ouverture avant de céder la scène au comédien Pierre Ahmarani, venu nous lire, pour l’occasion, un poème d’Antonio Machado, puis un autre de Victor Hugo ; deux hymnes fervents, lus magnifiquement ce soir-là, pour célébrer la vigilance, la lecture et les unir dans un même combat. Aurélie Lanctôt est venue nous lire « Désapprendre la peur » de Jacques Brault, Pierre Lefebvre, de la revue Liberté,  nous a lu « De guingois », du numéro présentement en kiosque : Prendre la littérature au sérieux. Yvon Rivard, inspiré d’un vers de St-Denys Garneau, Nous ne sommes pas des comptables, nous a fait la lecture d’un texte inspirant : « Apprendre à compter autrement ».

Puis, comme le veut la formule cabaret, le slameur Fabrice Koffy, les intermèdes comiques de Fred Dubé, les prestations musicales de Jean-François Lessard, de Thomas Jensen, de Jerrycan et de David Morin ont échauffé la salle, parfois écroulée de rire, et rappelé l’engagement de la communauté artistique. L’acrobate Patrick Léonard (du collectif Les 7 doigts de la main) nous a même livré une performance sur le risque d’apprendre en salle de classe !

Finalement, dans la deuxième mouture de ce moulin à paroles, les spectateurs ont pu assister à d’autres lectures, dont celles de Natasha Kanapé-Fontaine, de Thierry Layani (du Département de philosophie d’Édouard) et de Francine Pelletier (chroniqueuse au Devoir). La comédienne Suzanne Champagne a lu un extrait de Chagrin d’école de Pennac. Puis, Bernard Émond, préférant l’image au discours, a plongé la salle dans le silence et le noir à la lecture d’un extrait de Primo Lévi, « Le chant d’Ulysse », tiré de Si c’est un homme. Alors que le narrateur peine à se souvenir des vers de Dante appris par cœur, c’est la poésie qui, en temps d’horreur, ranime en lui la flamme de l’humanité.

Ce soir-là, j’ai quitté le cabaret non pas pleine d’espoir, l’illusion n’a plus cours, mais avec un vers de Victor Hugo à la bouche : Tu deviens en lisant, grave, pensif et doux.

N. E.

Entretien avec le dramaturge Philippe Ducros

philippeducros_voirLe mardi 22 novembre prochain, notre collègue Frédéric Julien s’entretiendra avec le dramaturge, acteur, metteur en scène et photographe Philippe Ducros à propos de son travail, et plus particulièrement de sa pièce L’affiche qui porte sur la situation des territoires occupés de Palestine. La conférence aura lieu au C065D entre 16 h 10 et 18 h. Le lendemain, 23 novembre, de 12 h 10 à 14 h, le même Philippe Ducros participera à une table ronde intitulée La Palestine dans tous ses É(é)tats : pourquoi il faut en parler à la bibliothèque du campus de Longueuil, dans la salle Espace conférence. Se joindra à lui Edmond Omran de l’association AMP (Aide médicale pour la Palestine). Cette table ronde est organisée également par Frédéric Julien avec l’aide de la Table de la formation générale.