Hugo Beauchemin-Lachapelle fait paraitre un nouveau recueil de poèmes

« Dans un recueil en forme d’inventaire, le poète compte ses failles, brade ses objets et son corps, pour apprivoiser la perte. » (l’Hexagone)

Je conspire avec les bouches
cousues, pas un bruit, pas un son:
je peine pourtant à ôter
de mes pieds le cri
qui s’y colle
comme une gomme.

Des textes de Mathieu Blais et de Patricia Houle dans Moebius

Dans le plus récent numéro de la revue Moebius, qui a pour thème « Mais il ne suffit pas de se tenir debout sur l’autre rive du fleuve », notre collègue Mathieu Blais fait paraitre un poème intitulé « Il n’y a pas de distance si grande ». Dans ce numéro, il est également possible de lire un poème de Patricia Houle, ancienne étudiante du Département : « Un ponton nommé Désir tiré par un Ford F-150 : reprographie de la vie contemporaine ».

Mathieu Blais dans Place de la Sorbonne et Traversées

Mathieu Blais vient de faire paraitre un poème dans la revue internationale de poésie contemporaine Place de la Sorbonne. Cette revue a la particularité de présenter des textes inédits, mais aussi de jeter un éclairage universitaire sur les textes qu’elle publie. Le poème de Blais s’intitule « La rotation des peaux » et est analysé par Gérard Berthomieu.

Site : http://www.culture-sorbonne.fr/placedelasorbonne/

Détails du numéro (visuel et table des matières) : https://sup.sorbonne-universite.fr/catalogue/revues/place-de-la-sorbonne/place-de-la-sorbonne-10

Facebook : https://fr-fr.facebook.com/revue.pls/

Récemment, il a également fait paraitre un poème intitulé « L’entrebâillement par les arcanes » dans la revue littéraire belge Traversées.

Site : https://revue-traversees.com/2020/07/13/le-n95-printemps-2020/

Hugo Beauchemin-Lachapelle et Mathieu Blais, finalistes des Grands Prix du livre de la Montérégie

Félicitations à Hugo Beauchemin-Lachapelle et à Mathieu Blais, finalistes des Grands Prix du livre de la Montérégie! Les deux professeurs de notre Département ainsi que Nane Couzier se disputent le Prix Rina-Lasnier, dans la catégorie Poésie. Il est possible de commander en ligne les recueils nominés, sur le site des éditions de l’Hexagone notamment : Stainless (Hugo Beauchemin-Lachapelle), Sudan et Najin et Fatu (Mathieu Blais).  

Venez rencontrer le poète et éditeur Rodney Saint-Éloi

Rodney Saint-Éloi, poète et éditeur, rencontrera les étudiants et les étudiantes, le mercredi 19 février, de 12 h 30 à 14 h, à l’Espace Moebius du cégep Édouard-Montpetit, à Longueuil (local D-2702), afin de leur parler, notamment, de son parcours, de sa poésie, de son rapport à la langue française, de sa maison d’édition, Mémoire d’encrier, et de son rapport à la littérature.

Cette activité a lieu dans le cadre de l’initiative Le français s’affiche!.

Information : cegepmontpetit.ca/francais

Lancement de la revue Saison baroque

Le tout nouveau numéro du recueil de poésie et de photographies Saison baroque sera lancé la semaine prochaine, le jeudi 5 décembre 2019, à compter de 18 h, au café étudiant du campus de Longueuil (local A-125). Étudiants et membres du personnel sont invités à y assister en grand nombre.

La revue Saison baroque entrelace les mots et les images, alors que la poésie s’associe aux photos. 

Les étudiants, poètes et photographes vous y présenteront le résultat de leurs œuvres réunies, dans un recueil diversifié et de qualité. Celui-ci offre au lecteur la possibilité d’apprécier la lecture de plusieurs poèmes, entrecoupés d’œuvres photographiques incomparables.

Pour les étudiants-créateurs, il s’agit d’un moment inestimable puisqu’il représente l’aboutissement de plusieurs semaines de travail.

Bienvenue à tous!

Publication d’un recueil de poèmes de Mathieu Blais

Le plus récent recueil de poésie de Mathieu Blais paraît aujourd’hui. La quatrième de couverture de Sudan et Najin et Fatu se présente ainsi :

«Puis il n’y eut plus que Sudan et Nasima, et Nabiré et Najin, et Najin et Saut donnèrent naissance à Fatu, et Sudan est mort cette année-là, et ils ne furent plus que deux. Deux, et nous étions là, à compter. Et tu parlais, tu continuais de parler, Cassandre, mon amour. Et ma langue morte s’aiguisait sur la pierre noire.»

Lancement de Saison baroque ce jeudi 2 mai

Le tout nouveau numéro du recueil de poésie et de photographies Saison baroque sera lancé ce jeudi 2 mai 2019, à compter de 18 h, au café étudiant du campus de Longueuil. Les étudiants et le personnel sont invités à y participer en grand nombre.

La revue Saison baroque réunit les mots et les images dans un seul canal, alors que la poésie s’associe aux photos.

Les poètes et photographes vous y présentent donc leurs oeuvres réunies dans une publication riche et diversifiée. Celle-ci offre au lecteur la possibilité d’apprécier la lecture de plusieurs poèmes, entrecoupés d’oeuvres photographiques explorant des thématiques liées à l’intimité et à l’engagement ou encore empruntant un ton ludique.

Pour les étudiants, il s’agit d’un moment précieux parce qu’il représente l’aboutissement de plusieurs semaines de travail.

Bienvenue à tous !

Parution d’un essai de Jean-François Poupart

« J’ai passé la majeure partie de ma vie à lire de la poésie, à l’enseigner, à tenter d’en écrire et à la publier, ainsi qu’à en propager la bonne parole. On peut dire que, littéralement, la poésie m’a fait vivre. Je lui dois tout et, dans ce bref essai, je m’efforcerai de lui redonner sa juste part, dette accumulée dans les moindres tics, certitudes ici et là, doutes encore vifs, polémiques amusantes afin d’égayer le discours, mais surtout le but premier sera de la faire lire. » (Lire la poésie, quatrième de couverture)

Amor fati

Je suis venu au monde avec une belle plaie ; je n’étais pourvu de rien d’autre.

Kafka

Le dernier recueil de François Godin, le troisième après La victoire jamais obtenue (Écrits des Forges, 2011), puis La chambre aux quatre vents (l’Hexagone, 2014), vient de paraitre, cet automne, aux éditions Le lézard amoureux. Habiter est une blessure semble mettre fin à un cycle. Mais de quoi parle-t-on au juste dans ce recueil ?

D’une réalité de l’existence sur laquelle François Godin s’est quelques fois arrêté. Il s’agit d’une façon d’être au monde, celle qui lui appartient, mais qui nous concerne tous autant que nous sommes, et qui se révèle grâce à l’écriture, à la poésie qui ouvre la voie des possibles, nous mène au cœur de l’intime. Cette façon d’exister ne peut se dérouler sans heurts, puisque habiter, c’est occuper un espace, y vivre, dedans comme dehors, en soi comme en l’autre, c’est aussi créer et multiplier les postes d’observation. Dès lors, le lecteur se laisse guider par ce courage qui consiste à regarder en face la vulnérabilité humaine et à s’émouvoir devant l’incroyable capacité de l’être à se régénérer, comme en témoigne le poème liminaire :

« Je suis une cabine
qui craint les carrés ouverts
les ricochets entre les rideaux
la lecture des pages vierges

la légèreté des pas
se brise sur un sol trop dur

ma nature demeure
je cherche un chemin
entre l’abîme et la cicatrice »

On assiste, à la lecture de ce recueil, à une géométrie des mouvements. Tout semble, en effet, lié à l’espace. Habiter est une blessure est divisé en 8 sections dont les titres, pour n’en nommer que quelques-uns, sont tous plus séduisants les uns que les autres et concourent à dessiner une trajectoire : « L’insoumission des corps », « Charpente de l’intime », « Tracé de la sauvagerie », « Tomber n’est pas une fin »…

L’être, comme habitacle livré au monde, apprend à composer avec sa violence : « la géographie des tempêtes / prend racine dans ma nuque / mes flancs obéissent / aux incursions du soleil / je me désamorce / négocie mon dépeuplement ».  Le corps se trouve tantôt souffrant ou soudain assailli : « des peuples se croisent / à l’angle de mon cou et de mes épaules », mais se révèle d’une résistance sublime, jusqu’à l’épuisement.

Ainsi, « entre la force et l’abandon », se mettent en place des échanges : une sorte d’osmose. L’aventure poétique, au fil du recueil, transgresse les frontières :

« j’épuise le ciel
un couvercle au-dessus de la porte
les lettres à l’est s’illuminent
livrent le ventre du monde
son affolement
j’écris les mains dans la terre

bienvenue ici
écoutez le bruit
le vertige
ma légèreté

l’abri et le crâne
quadrature du lit »

En définitive, habiter, pour François Godin, relève du défi permanent, celui d’être pleinement présent chez quelqu’un, quelque part, comme dans une demeure. Cela revient également à apprivoiser son corps, malgré les blessures, à vivre ses relations, malgré les ruptures, et à aimer ce qui advient.

N. E.