Marina Girardin chez Honoré Champion

Marina Girardin« Cet ouvrage sonde le terrain sur lequel la critique littéraire et la biographie d’écrivain se rencontrent dans la seconde moitié du XIXe siècle. Plusieurs travaux consacrés à l’évolution des études littéraires suggèrent que la critique y a fusionné avec la biographie, pour ensuite cheminer à ses côtés jusqu’à ce que Proust l’ait tirée de son dogmatique endormissement. Les choses se sont-elles passées de manière aussi simple et aussi linéaire ? Après avoir identifié le socle épistémologique sur lequel se produit le rapprochement de la critique et du biographique, cet ouvrage s’arrête à un cas de figure emblématique : Gustave Flaubert. Par ses prises de position fortement antibiographiques comme par son programme esthétique porté par le désir d’une oeuvre objective et impersonnelle, Flaubert semblerait ne pas se prêter à cette rencontre de la critique et de la biographie. Et pourtant, à y regarder de plus près, il y a tout lieu de croire qu’il y a, d’une manière ou d’une autre, contribué…» (Quatrième de couverture de Flaubert : critique, biographique, biographie critique).

Écrire, dit-elle

Mercedes Font, «Espace 5», 2012 (photographie: Guy L'Heureux).

Mercedes Font, «Espace 5», 2012 (photographie: Guy L’Heureux).

France Mongeau publie, dans le numéro 149 de la revue littéraire Les écrits, une suite de dix poèmes intitulée Depuis la nuit. Comme dans son plus récent recueil, Les heures réversibles (éditions du Noroît), verbe, corps et sentiments s’y conjuguent en une forme poétique singulière et belle. « Depuis la nuit j’étreins un cœur tel un verbe au poids léger. »

« Tout passe d’abord par le langage, explique la poète et professeure de littérature au cégep. C’est comme si les mots me venaient avant les sensations, avant les émotions. »

Les poèmes publiés ici sont issus d’un ensemble plus vaste que notre collègue entend publier cet automne ou l’hiver prochain. Ces textes, construits à partir d’images précises, de souvenirs de lieux, sont traversés par un fil qui mène ailleurs. « Ce sont tous des lieux où j’ai vu ce qu’était la pauvreté », poursuit-elle. Certains sont liés à l’enfance, d’autres à des voyages. Il y a le quartier Saint-Henri à Montréal, Mexico, la Colombie, la Martinique.

Pour ce nouveau projet, France Mongeau inaugure une forme nouvelle : la prose devient vers à mesure que l’image initiale s’étiole et se fragmente. « Syntaxiquement aussi, j’ai travaillé la fragmentation », ajoute-t-elle.

Ainsi, par la ponctuation ou la typographie, certains vers offrent deux possibilités de lecture. « Elle est une amie qui repousse/quelque habitude triste contre mon sein. J’arpente

cette guerre

en elle le vocabulaire de l’arrachement sa connaissance intime des disparitions. »

Dans cet imposant numéro de la revue vieille de 63 ans, élaboré par Pierre Ouellet et Marie-Andrée Lamontagne, on trouvera quelque 24 écrits accompagnés des œuvres de la peintre Mercedes Font. Les textes sont, notamment, signés André Major, Hélène Frédérick, Roger Des Roches et Rober Racine. On peut aussi y lire un puissant récit (« Frissons d’un détraqué ») de notre collègue de philosophie Philippo Palumbo.

P. M.

La fin du monde est dans Le sabord

LeSabord106-1C’est un texte de fin du monde que notre collègue Mathieu Blais publie dans le plus récent numéro de la revue d’art Le sabord, un texte où « Tout commence tout, la mousse, lichen, la tourbe, tout vient de l’humidité, la terre de sa fange, noire et spongieuse, sa légèreté floconneuse […] » pour aboutir à « [l]’encommencement alors – à la limite du monde connu – une autre terre / Parce que j’arrive avec de neuves voyelles et d’irradiantes consonnes / Pour dire / Plus loin / Plus loin, pour exister autrement. »

Tous les auteurs et artistes visuels réunis ici ont produit des œuvres illustrant la brunante, « crépuscule métaphorique, qui évoque le déclin et la faillite, ou instant transitoire où, concrètement, l’obscurité investit la voûte céleste de ses ultimes éclats », explique-t-on en éditorial de cette 106e édition de la revue de création littéraire et visuelle québécoise.

Mathieu Blais, qui aime à réfléchir sur le concept de territoire, a choisi d’aborder ce thème par un long poème narratif accompagné des images crépusculaires de l’artiste Catherine Bolduc. Dans « À la limite du monde connu », une « voix narrative » part à la découverte d’une nouvelle Amérique qui n’existe pas encore. « Je creuse, j’explore, explique le poète-romancier, oscillant entre deux pôles : celui du corps et celui de la roche, du bois, de la forêt. »

On trouvera dans ce beau numéro quelque onze textes d’écrivains dont ceux de Michaël Lachance, David Clerson, David Goudreault et Marie-Hélène Sarrasin, ainsi que plusieurs œuvres d’artistes visuels, dont Aude Moreau et Fiona Annis.

P. M.

La revue Saison baroque célèbre ses 20 ans

Saison baroque - 2017Mercredi le 26 avril prochain, à 18 h, au Centre d’exposition Plein sud, aura lieu le lancement du 22e numéro de la revue Saison baroque, marquant ainsi le 20e anniversaire de cette revue de poésie et de photographie fondée en 1997 par Claude Beausoleil, René Lavoie, Jean-Marc Desgent et Jean-François Poupart, tous professeurs au cégep Édouard-Montpetit. Pour l’occasion, plusieurs anciens et nouveaux étudiants offriront des poèmes de leur cru ainsi que des photographies. Venez nombreux faire tanguer ce beau navire !

Lancement des recueils d’essais

EssaisLe jeudi 15 décembre prochain, dans le cadre du cours Essai de l’option Littérature du Département de littérature et de français, les étudiants du professeur Jean-Claude Brochu lanceront quatre recueils d’essais. L’évènement aura lieu devant l’entrée de la bibliothèque du campus de Longueuil, de 17 h à 19 h.

Lancement de la 21e édition de Saison baroque

Saison baroque - 21La revue Saison baroque réunit les mots et les images dans un seul canal. La poésie s’associe aux photos en noir et blanc pour explorer « en une seule phrase nombreuse » (Miron) nos aspirations d’un monde meilleur, les profondeurs du sentiment et de l’âme humaine, les différentes représentations du monde ainsi que les multiples cris qui sommeillent en nous et éclatent en vers… Aux pouvoirs de la musique, de la langue, et aux trésors de la pellicule s’ajoute le désir de pratiquer une fissure dans le mur du quotidien plus souvent qu’autrement utilitariste et d’exprimer le bonheur du hasard, de l’impulsion et de la non-conformité. « La poésie est une patiente impatiente » (Desbiens), elle dépasse largement le cadre de ses pages, elle rebondit dans les clichés en noir et blanc et ramasse ses richesses pour les répandre dans les yeux de ses avides lecteurs.

Pour une 21e fois, cet automne, résonneront les mots, ces cassures de vers, et les lumières issues de la camera obscura. Célébrons la culture, célébrons la parole !

Le lancement aura lieu le jeudi 1er décembre, à 18 h, au Centre d’exposition Plein sud du Cégep Édouard-Montpetit.

Passez au salon

cartographiesDeux professeurs du Département de littérature et de français seront au Salon du livre de Montréal qui commence le mercredi 16 novembre à la Place Bonaventure.

Nos collègues Annie Dulong et Mathieu Leroux occuperont le stand des éditions La Mèche pour y dédicacer Cartographies I : Couronne Sud, premier recueil de nouvelles d’une série consacrée à la banlieue. « Le dernier été » d’Annie Dulong se déroule à Sainte-Martine, tandis que « Cendré », de Mathieu Leroux, a pour décor la flamboyante McMasterville.

Trois autres auteurs ― Éric Godin, Nicholas Dawson et Guillaume Bourque ― y proposent également une nouvelle, sur Godmanchester, Brossard et Boucherville respectivement.

Annie et Mathieu seront présents pour signer cet ouvrage le samedi 19 novembre, de 13 h à 14 h, et le dimanche 20 novembre de 13 h 30 à 14 h 30.

Tous deux participeront également à une table ronde intitulée « Arpenter la banlieue, écrire la périphérie ». Animée par l’éditeur Pierre-Luc Landry, la rencontre aura lieu à l’Agora du Salon, dimanche, à 12 h 15. Les participants y discuteront joyeusement de « la représentation des zones suburbaines ».

P. M.

Norbert Spehner publie Le Détectionnaire

norbert-spehnerProfesseur retraité du Cégep Édouard-Montpetit et grand spécialiste du polar, Norbert Spehner publie Le Détectionnaire aux Éditions Alire, un dictionnaire des personnages récurrents dans les romans policiers.

On retrouvera, dans ce livre né d’une promesse faite à un ami aujourd’hui décédé, plus de 1500 personnages dont des détectives mythiques comme Philippe Marlowe ou Sherlock Holmes. Mais le fondateur de la revue Solaris a aussi inclus les héros de la littérature policière d’ici, comme IXE-13 ou Maud Graham. En résulte un colossal ouvrage qui recense 2500 personnages de partout dans le monde.

P. M.

Lancement du livre La liquidation programmée de la culture: quel cégep pour nos enfants?

Liquidation programmée de la cultureExceptionnellement, nous laissons la place à nos collègues de philosophie qui font paraître un ouvrage qui nous concerne, car il se porte à la défense de la culture et de la formation générale.

« Il nous fait plaisir de vous rappeler le lancement de l’ouvrage La liquidation programmée de la culture : quel cégep pour nos enfants ? ce mercredi 28 septembre à 18h au Bar le Saint-Houblon, angle St-Denis et Maisonneuve à Montréal. (1567 Rue Saint-Denis, Montréal)

Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/484104838464319/

À propos du livre : http://www.editionsliber.com/catalogue.php?p=787

Pour entendre l’entrevue de Michel Désautels avec Gilles Gagné (Ulaval) à Radio-Canada :

http://ici.radio-canada.ca/emissions/desautels_le_dimanche/2016-2017/chronique.asp?idChronique=417241

Nous rappelons également que la NAPAC prépare un Cabaret culturel le 16 novembre au Lion d’Or :

https://www.facebook.com/events/572949679564207/

Solidairement,

L’exécutif de la NAPAC

« Cet ouvrage est né d’une inquiétude grandissante que nous éprouvons à l’égard des transformations de l’éducation, et en particulier du cégep, envisagées par le gouvernement et énoncées notamment dans le rapport du Chantier sur l’offre de la formation collégiale présidé par Guy Demers. Ce rapport propose une réforme radicale des cégeps afin d’en achever la mutation en antichambre du marché. Et ce qui nous abasourdit particulièrement, ce n’est pas tant ce qui s’y trouve que ce qui ne s’y trouve pas : sur la culture, rien ; sur le rôle de l’éducation dans sa transmission, rien ; sur son contenu, rien bien entendu. Et pourtant, il recommande l’adaptation plus grande à ce marché en constant changement. Plus que les critiques, ce qui inquiète, c’est ce silence.

Les textes réunis dans cet ouvrage visent à penser et à défendre la culture. La culture ? On en parle tellement que, finalement, on ne sait plus tellement ce que c’est ni à quoi ça sert. Entre la culture privilège d’une élite et la culture comme divertissement omniprésent, quelque chose d’essentiel s’est perdu, qui a trait à la créativité de l’agir proprement humain, et donc à sa liberté. » (Extrait de la préface)