Récits infectés

Comment explorer la pandémie selon une autre forme que celle de la pensée rationnelle? Comment les expériences de crise sont-elles indissociables des affects? Comment penser, à partir du récit, une crise qui continue d’agir sur nous, pour considérer les enjeux, les menaces et les espoirs qu’elle fait naître? Ce sont ces questions qui ont fait naître le collectif d’auteur.e.s Récits infectés auquel ont collaboré nos collègues Nicolas Chalifour (« Zorro carnaval ») et Pascale Millot (« Comme une odeur de javel dans la blancheur du jour ») parmi une vingtaine d’écrivain.e.s, dont Régine Robin, Catherine Mavrikakis, Mathieu Leroux et Hector Ruiz.

Ces récits affectés, infectés, écrits sur le vif, autorisant les erreurs, les errements, les hantises, les folies, font entendre des voix tantôt réfléchies et touchantes, tantôt emportées, enragées, souffrantes, jouissantes. Faire parler de telles voix a été le pari de ce collectif dirigé par Léonore Brassard. Ce projet est chapeauté par la Chaire McConnell en recherche-création sur les récits du don et de la vie en contexte de soins.

Communication de Pascale Millot à l’Université du Québec à Montréal

Le jeudi 5 décembre, en après-midi, notre collègue Pascale Millot prononcera une communication à l’UQAM dans le cadre d’un atelier québéco-norvégien sur le Nord, l’hiver et le vieillissement. 

Sa communication intitulée « Au beau milieu le Nord. Passages nordiques chez Denise Boucher et Michèle Plomer » consistera en une analyse comparative de deux romans québécois portant sur le vieillissement féminin : Au beau milieu la fin de Denise Boucher et Habiller le cœur de Michèle Plomer. 

On pourra aussi y entendre, notamment, la romancière Lise Tremblay y lire un texte inédit. 

Cette journée co-organisée par l’Université de Bergen, en Norvège, et L’Université du Québec à Montréal, permettra de réfléchir d’un point de vue littéraire, artistique et culturel, à l’articulation entre le Nord, l’hiver et le vieillissement. 

Journée d’étude sur l’écrivain Hervé Guibert

Le lundi 16 septembre aura lieu au Carrefour des arts et des sciences de l’Université de Montréal une journée d’étude sur l’écrivain Hervé Guibert intitulé «Hervé Guibert: potentialités de recherche et de création.» Notre collègue Pascale Millot y animera la deuxième séance de la journée intitulée «Déplacements géopolitiques et questions ouvertes dans les soins et le rêve de guérison», un dialogue avec le docteur Jean-Pierre Routy, médecin spécialiste du Sida. Pour de plus amples renseignements, voir la page Facebook de l’événement.

Pascale Millot et Réjean Ducharme

DucharmeEn avril 2000, Pascale Millot avait publié un long reportage sur le mythe Réjean Ducharme pour le magazine L’actualité. Suite à la mort de celui-ci, elle a été interviewée par Catherine Perrin de l’émission Medium large à Ici Première et au 98.5 par Marie-Claude Lavalée.

Pour écouter les entrevues : Ici Première, 98.5.

Pourquoi les œuvres de femmes sont-elles si peu enseignées ?

Bal des absentes

Cette œuvre de John Edwin Phillips, «A pretty type[writer?]», est reproduite en couverture du «Bal des absentes» de Julie Boulanger et Amélie Paquet (La Mèche, 2017), qui propose de découvrir et de commenter différents titres d’auteures d’ici et d’ailleurs.

Notre collègue Pascale Millot animera, jeudi prochain, une discussion sur la place des œuvres de femmes dans l’enseignement et l’espace médiatique. Marie-Eve Blais, Léonore Brassard, Ève Dubois-Bergeron et Catherine Mavrikakis s’interrogeront sur la rareté des œuvres de femmes dans les institutions scolaires — du cursus des étudiantes et étudiants aux champs d’intérêts des professeures et professeurs qui en déterminent le contenu — et dans la culture en général. Elles discuteront aussi de la manière de contrer cette présence famélique avant d’engager la discussion avec la salle. Cette causerie, qui est ouverte à toutes et tous, aura lieu au C-30 de 14 h à 16 h, le jeudi 20 avril.

Marie-Eve Blais est libraire à la librairie féministe L’Euguélionne et membre du Comité Femmes du Centre québécois du P.E.N international, Léonore Brassard est étudiante au Département de littératures et de langues du monde de l’Université de Montréal, Ève Dubois-Bergeron est étudiante au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal, Catherine Mavrikakis est écrivaine, professeure au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal et membre du Comité Femmes du Centre québécois du P.E.N international.

Rencontre avec Anaïs Barbeau-Lavalette

anaisblLe mercredi 7 décembre, de 10 h à 12 h, dans le cadre des conférences Montpetit entretien, notre collègue Pascale Millot s’entretiendra avec Anaïs Barbeau-Lavalette, cinéaste et auteure du roman La femme qui fuit paru récemment aux éditions Marchand de feuilles et récipiendaire de l’édition 2016 du Prix des libraires du Québec. La rencontre aura lieu à la bibliothèque du campus de Longueuil et trois exemplaires de La femme qui fuit seront tirés au sort parmi le public.

J.-Y. L.

Simon Roy en entrevue

Owen Hopkins Esquire_pDeux ans après Ma vie rouge Kubrick, l’écrivain et professeur de littérature au Cégep Lionel-Groulx Simon Roy publie un second roman, toujours aux éditions du Boréal, intitulé Owen Hopkins, esquire. Pascale Millot l’a interviewé pour le magazine Montréal centre-ville. À lire ici.

Simon Roy sera de passage à Édouard-Montpetit en novembre pour parler de son premier roman, Ma vie rouge Kubrick, et des rapports entre fiction et réalité, mensonge et récit, écriture de soi et réécriture de soi, etc.

Du littéraire à l’intersidéral…

victoria-kaspiAvant d’enseigner la littérature au Cégep Édouard-Montpetit, Pascale Millot a fait carrière en journalisme. Rédactrice en chef adjointe au magazine Québec science pendant huit ans, elle n’a pas complètement délaissé ses anciennes amours et il lui arrive de faire quelques infidélités à la littérature pour aller batifoler du côté des sciences. Ainsi, elle publie ce mois-ci, dans le webzine féministe la Gazette des femmes, le portrait d’une grande scientifique québécoise, l’astrophysicienne Victoria Kaspi, à qui l’on doit des découvertes majeures sur les grands mystères de l’univers.