Une contribution de Marcel Goulet et de Lise Maisonneuve à découvrir

ObtenirImageActualite“Marcel Goulet, professeur de littérature et de français, et Lise Maisonneuve, adjointe à la direction générale, signent un article intitulé «L’exercice du jugement et la sélection des oeuvres complètes dans les cours de littérature au collégial», sur le portail du réseau collégial (www.lescegeps.com). Pour y accéder, cliquez ici.

Les auteurs de l’article partagent ainsi le fruit d’une recherche portant sur la place des oeuvres complètes dans l’enseignement du français au niveau collégial au Québec. Ce projet triennal (2009-2012) a été financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et par le Collège.

L’équipe de recherche est composée, en plus de Marcel Goulet et de Lise Maisonneuve, d’Olivier Dezutter, professeur au Département de pédagogie de l’Université de Sherbrooke, et de Julie Babin, étudiante au doctorat à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke.

Le programme de recherche vise à dresser un portrait des pratiques des enseignants relativement aux choix des oeuvres et aux activités menées autour de ces dernières.” (Source)

Semaine de la culture à l’ÉNA: Inauguration de l’oeuvre de Michel Goulet

DSCF0789_2«Les étudiants et les membres du personnel du Collège Édouard-Montpetit étaient invités à l’ÉNA afin d’assister à l’inauguration d’une oeuvre d’art de Michel Goulet. L’installation intitulée Gravité, qui orne l’escalier principal de l’École, dévoile 64 pièces de casse-tête en acier inoxydable sur lesquelles se dessine un globe terrestre. Entre chaque pièce de cet assemblage se trouve un léger espace permettant de voir irradier des changements subtils et continus de lumière colorée, soit précisément 64 millions de couleurs différentes.

L’installation veut représenter l’ordonnancement des pièces mécaniques et physiques d’un engin volant. L’artiste souhaite que l’expérience de gravir ou descendre l’escalier soit chaque fois différente en raison des variations de couleurs, et qu’elle nous emporte comme dans un effet d’apesanteur. Nous nous déplaçons dans l’espace réel autour de l’espace représenté de la Terre. « J’ai été très impressionné lors de ma visite des ateliers et des hangars d’avions de l’ÉNA. Moi qui travaille avec des objets banals, des objets du quotidien, j’ai vu les avions comme quelque chose d’un peu magique; un objet qu’on bâtit lourd pour voler léger. C’est pourquoi certains aspects de l’oeuvre nous font penser au moment où on quitte la terre pour monter » explique M. Goulet.

En plus de voir l’oeuvre s’illuminer, les invités ont pu écouter Michel Goulet leur décrire sa démarche artistique et échanger avec lui. D’ailleurs, peu avant l’inauguration officielle, plus de 70 étudiants des cours de littérature ont participé à une rencontre très enrichissante avec l’artiste.

Le choix de l’artiste
M. Serge Brasset, directeur général du collège Édouard-Montpetit et directeur de l’ÉNA, a expliqué le processus de sélection de l’artiste : « Comme le veut la Politique québécoise d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement des bâtiments et des sites gouvernementaux et publics, un budget de réfection pour l’intégration d’une oeuvre d’art avait été réservé à la suite des travaux amorcés en 2007-2008 à l’ÉNA incluant notamment un nouveau hangar. Un comité, présidé par Yves Louis-Seize, spécialiste en arts visuels, a été mis sur pied afin de sélectionner le site de l’oeuvre et de choisir l’artiste. Après une analyse de nombreux artistes et de leur catalogue, le comité en a invité trois à soumettre des propositions. C’est ainsi qu’ils ont finalement retenu le projet de Michel Goulet, un artiste québécois de réputation internationale. »

En 35 ans de carrière, M. Goulet est probablement l’artiste canadien le plus prolifique en matière d’oeuvres publiques. On peutcontempler ses oeuvres permanentes entre autres à Toronto, Vancouver, New York, et en France. Plus près de nous, il est possible d’admirer ses oeuvres au Centre de foires de Québec, au pavillon de Longueuil de l’Université de Sherbrooke, à l’UQAM, à la Maison St-Gabriel, au Jardin botanique, au parc Lafontaine, au Quartier international de Montréal, à l’hôpital Royal-Victoria et à l’hôpital Sacré-Coeur, et à bien d’autres endroits encore… En 1990, Michel Goulet a reçu le Prix Paul-Émile-Borduas, la plus haute distinction accordée à un artiste en arts visuels par le Gouvernement du Québec. Et en 2008, on lui a remis le Prix du Gouverneur général du Canada en reconnaissance d’une carrière exceptionnelle.

La Semaine de la culture
L’inauguration avait lieu dans le cadre de la Semaine de la culture à l’ÉNA qui se tient du 23 au 27 avril sous le thème l’Utopie, entre rêve et cauchemar et est organisée par un comité mené par le professeur de français Alain Plante. Parmi les autres activités, notons deux conférences : l’une de M. Jean Charbonneau, qui a travaillé à titre de bibliothécaire dans le système carcéral de l’État du Maryland de 2005 à 2011, intitulée Des bouquins et des barreaux; et l’autre par M. Éric Martin, professeur de philosophie au collège Édouard-Montpetit et membre de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (l’IRIS) intitulée L’Enfermement postmoderne.  Aussi, les étudiants et le personnel ont pu assister au spectacle de danse-théâtre Pharmakon par la troupe Les Productions des pieds des mains dirigée par Menka Nagrani. » (Source)

De nombreuses photos de la Semaine de la culture à l’ÉNA sont disponibles ici.