Hugo Beauchemin-Lachapelle et Mathieu Blais, finalistes des Grands Prix du livre de la Montérégie

Félicitations à Hugo Beauchemin-Lachapelle et à Mathieu Blais, finalistes des Grands Prix du livre de la Montérégie! Les deux professeurs de notre Département ainsi que Nane Couzier se disputent le Prix Rina-Lasnier, dans la catégorie Poésie. Il est possible de commander en ligne les recueils nominés, sur le site des éditions de l’Hexagone notamment : Stainless (Hugo Beauchemin-Lachapelle), Sudan et Najin et Fatu (Mathieu Blais).  

Venez rencontrer le poète et éditeur Rodney Saint-Éloi

Rodney Saint-Éloi, poète et éditeur, rencontrera les étudiants et les étudiantes, le mercredi 19 février, de 12 h 30 à 14 h, à l’Espace Moebius du cégep Édouard-Montpetit, à Longueuil (local D-2702), afin de leur parler, notamment, de son parcours, de sa poésie, de son rapport à la langue française, de sa maison d’édition, Mémoire d’encrier, et de son rapport à la littérature.

Cette activité a lieu dans le cadre de l’initiative Le français s’affiche!.

Information : cegepmontpetit.ca/francais

Lancement de la revue Saison baroque

Le tout nouveau numéro du recueil de poésie et de photographies Saison baroque sera lancé la semaine prochaine, le jeudi 5 décembre 2019, à compter de 18 h, au café étudiant du campus de Longueuil (local A-125). Étudiants et membres du personnel sont invités à y assister en grand nombre.

La revue Saison baroque entrelace les mots et les images, alors que la poésie s’associe aux photos. 

Les étudiants, poètes et photographes vous y présenteront le résultat de leurs œuvres réunies, dans un recueil diversifié et de qualité. Celui-ci offre au lecteur la possibilité d’apprécier la lecture de plusieurs poèmes, entrecoupés d’œuvres photographiques incomparables.

Pour les étudiants-créateurs, il s’agit d’un moment inestimable puisqu’il représente l’aboutissement de plusieurs semaines de travail.

Bienvenue à tous!

Publication d’un recueil de poèmes de Mathieu Blais

Le plus récent recueil de poésie de Mathieu Blais paraît aujourd’hui. La quatrième de couverture de Sudan et Najin et Fatu se présente ainsi :

«Puis il n’y eut plus que Sudan et Nasima, et Nabiré et Najin, et Najin et Saut donnèrent naissance à Fatu, et Sudan est mort cette année-là, et ils ne furent plus que deux. Deux, et nous étions là, à compter. Et tu parlais, tu continuais de parler, Cassandre, mon amour. Et ma langue morte s’aiguisait sur la pierre noire.»

Lancement de Saison baroque ce jeudi 2 mai

Le tout nouveau numéro du recueil de poésie et de photographies Saison baroque sera lancé ce jeudi 2 mai 2019, à compter de 18 h, au café étudiant du campus de Longueuil. Les étudiants et le personnel sont invités à y participer en grand nombre.

La revue Saison baroque réunit les mots et les images dans un seul canal, alors que la poésie s’associe aux photos.

Les poètes et photographes vous y présentent donc leurs oeuvres réunies dans une publication riche et diversifiée. Celle-ci offre au lecteur la possibilité d’apprécier la lecture de plusieurs poèmes, entrecoupés d’oeuvres photographiques explorant des thématiques liées à l’intimité et à l’engagement ou encore empruntant un ton ludique.

Pour les étudiants, il s’agit d’un moment précieux parce qu’il représente l’aboutissement de plusieurs semaines de travail.

Bienvenue à tous !

Parution d’un essai de Jean-François Poupart

« J’ai passé la majeure partie de ma vie à lire de la poésie, à l’enseigner, à tenter d’en écrire et à la publier, ainsi qu’à en propager la bonne parole. On peut dire que, littéralement, la poésie m’a fait vivre. Je lui dois tout et, dans ce bref essai, je m’efforcerai de lui redonner sa juste part, dette accumulée dans les moindres tics, certitudes ici et là, doutes encore vifs, polémiques amusantes afin d’égayer le discours, mais surtout le but premier sera de la faire lire. » (Lire la poésie, quatrième de couverture)

Amor fati

Je suis venu au monde avec une belle plaie ; je n’étais pourvu de rien d’autre.

Kafka

Le dernier recueil de François Godin, le troisième après La victoire jamais obtenue (Écrits des Forges, 2011), puis La chambre aux quatre vents (l’Hexagone, 2014), vient de paraitre, cet automne, aux éditions Le lézard amoureux. Habiter est une blessure semble mettre fin à un cycle. Mais de quoi parle-t-on au juste dans ce recueil ?

D’une réalité de l’existence sur laquelle François Godin s’est quelques fois arrêté. Il s’agit d’une façon d’être au monde, celle qui lui appartient, mais qui nous concerne tous autant que nous sommes, et qui se révèle grâce à l’écriture, à la poésie qui ouvre la voie des possibles, nous mène au cœur de l’intime. Cette façon d’exister ne peut se dérouler sans heurts, puisque habiter, c’est occuper un espace, y vivre, dedans comme dehors, en soi comme en l’autre, c’est aussi créer et multiplier les postes d’observation. Dès lors, le lecteur se laisse guider par ce courage qui consiste à regarder en face la vulnérabilité humaine et à s’émouvoir devant l’incroyable capacité de l’être à se régénérer, comme en témoigne le poème liminaire :

« Je suis une cabine
qui craint les carrés ouverts
les ricochets entre les rideaux
la lecture des pages vierges

la légèreté des pas
se brise sur un sol trop dur

ma nature demeure
je cherche un chemin
entre l’abîme et la cicatrice »

On assiste, à la lecture de ce recueil, à une géométrie des mouvements. Tout semble, en effet, lié à l’espace. Habiter est une blessure est divisé en 8 sections dont les titres, pour n’en nommer que quelques-uns, sont tous plus séduisants les uns que les autres et concourent à dessiner une trajectoire : « L’insoumission des corps », « Charpente de l’intime », « Tracé de la sauvagerie », « Tomber n’est pas une fin »…

L’être, comme habitacle livré au monde, apprend à composer avec sa violence : « la géographie des tempêtes / prend racine dans ma nuque / mes flancs obéissent / aux incursions du soleil / je me désamorce / négocie mon dépeuplement ».  Le corps se trouve tantôt souffrant ou soudain assailli : « des peuples se croisent / à l’angle de mon cou et de mes épaules », mais se révèle d’une résistance sublime, jusqu’à l’épuisement.

Ainsi, « entre la force et l’abandon », se mettent en place des échanges : une sorte d’osmose. L’aventure poétique, au fil du recueil, transgresse les frontières :

« j’épuise le ciel
un couvercle au-dessus de la porte
les lettres à l’est s’illuminent
livrent le ventre du monde
son affolement
j’écris les mains dans la terre

bienvenue ici
écoutez le bruit
le vertige
ma légèreté

l’abri et le crâne
quadrature du lit »

En définitive, habiter, pour François Godin, relève du défi permanent, celui d’être pleinement présent chez quelqu’un, quelque part, comme dans une demeure. Cela revient également à apprivoiser son corps, malgré les blessures, à vivre ses relations, malgré les ruptures, et à aimer ce qui advient.

N. E.

Lancement de la 23e édition de la revue Saison baroque

L’équipe de la revue Saison baroque vous invite chaleureusement au lancement de son numéro d’automne, le mercredi 29 novembre, à 18 h, à la bibliothèque (local D-2702).

Les poètes et photographes vous présenteront leurs œuvres. Pour les étudiants, il s’agit d’un moment précieux parce qu’il représente l’aboutissement de plusieurs semaines de travail.

Au plaisir de vous y voir !

En vidéo, le parcours de la revue Saison baroque, une réalisation des Équipes vidéastes d’Édouard (ÉVÉ).

Stainless style

Stainless est le premier recueil de poèmes d’Hugo Beauchemin-Lachapelle, paru cet automne aux éditions l’Hexagone, et dont le lancement a eu lieu le 14 septembre dernier, au Quai des Brumes, à Montréal.

Il donne à voir et à lire, dans un style concis et maitrisé, une série de scènes inspirées librement du quotidien et de la vie conjugale.

Un homme – un chômeur ? – raconte ces journées faites de pas grand-chose, en même temps qu’il cherche à trouver la force d’affronter l’ascèse qui s’impose.

Cet homme, parfois inadéquat devant la routine des jours, nage souvent en plein milieu de l’océan des choses à faire et nous émeut, parce qu’il trouve surtout le temps nécessaire pour créer, pour « agacer » un poème, pour s’enfoncer en soi le long de sa langue et pour poser un regard lucide sur le monde qui l’entoure, sur la relation amoureuse qui occupe ses pensées.

La poésie surgit alors de ce quotidien qui traine par terre, jette un éclat  de lumière sur la banalité, sur la vie parfois en bordel et parvient à faire briller la réalité tant intérieure qu’extérieure, à la révéler sous ses multiples facettes.

« Tu n’entends pas les orages qui me rongent
tu n’as pas peur du silence d’une histoire
qui s’essouffle à ne pas nous raconter
à ignorer l’éclaircie de notre vie contente
quand bien même on redéfinirait l’héroïsme
qu’on ajusterait son niveau de difficulté
pour l’adapter à notre quotidien déjà usé
[…]
je module mes attentes et mes déceptions
j’ai tout appris tout seul à force d’écouter
les berceuses des conférences de presse
bientôt je serai une note en bas de page
dans ma mémoire qui ne me sert plus
qu’à ne pas oublier de ne pas oublier. »

N. E.

Écrire, dit-elle

Mercedes Font, «Espace 5», 2012 (photographie: Guy L'Heureux).

Mercedes Font, «Espace 5», 2012 (photographie: Guy L’Heureux).

France Mongeau publie, dans le numéro 149 de la revue littéraire Les écrits, une suite de dix poèmes intitulée Depuis la nuit. Comme dans son plus récent recueil, Les heures réversibles (éditions du Noroît), verbe, corps et sentiments s’y conjuguent en une forme poétique singulière et belle. « Depuis la nuit j’étreins un cœur tel un verbe au poids léger. »

« Tout passe d’abord par le langage, explique la poète et professeure de littérature au cégep. C’est comme si les mots me venaient avant les sensations, avant les émotions. »

Les poèmes publiés ici sont issus d’un ensemble plus vaste que notre collègue entend publier cet automne ou l’hiver prochain. Ces textes, construits à partir d’images précises, de souvenirs de lieux, sont traversés par un fil qui mène ailleurs. « Ce sont tous des lieux où j’ai vu ce qu’était la pauvreté », poursuit-elle. Certains sont liés à l’enfance, d’autres à des voyages. Il y a le quartier Saint-Henri à Montréal, Mexico, la Colombie, la Martinique.

Pour ce nouveau projet, France Mongeau inaugure une forme nouvelle : la prose devient vers à mesure que l’image initiale s’étiole et se fragmente. « Syntaxiquement aussi, j’ai travaillé la fragmentation », ajoute-t-elle.

Ainsi, par la ponctuation ou la typographie, certains vers offrent deux possibilités de lecture. « Elle est une amie qui repousse/quelque habitude triste contre mon sein. J’arpente

cette guerre

en elle le vocabulaire de l’arrachement sa connaissance intime des disparitions. »

Dans cet imposant numéro de la revue vieille de 63 ans, élaboré par Pierre Ouellet et Marie-Andrée Lamontagne, on trouvera quelque 24 écrits accompagnés des œuvres de la peintre Mercedes Font. Les textes sont, notamment, signés André Major, Hélène Frédérick, Roger Des Roches et Rober Racine. On peut aussi y lire un puissant récit (« Frissons d’un détraqué ») de notre collègue de philosophie Philippo Palumbo.

P. M.