Pugila[r]ts : une quatrième édition chaudement disputée

Le 18 avril dernier, la quatrième édition des Pugila[r]ts a donné lieu à un affrontement des plus fougueux entre les Lettrés et les Dramatiques. Tout au long de la soirée les deux équipes ont jeté du sang et du sens dans l’arène de l’épique combat auquel elles ont participé. Après de féroces lectures, d’athlétiques séances d’écriture, d’intempestives rounds de quiz, une impitoyable rixe d’improvisation et la projection d’invraisemblables courts-métrages, c’est par la peau des dents que l’équipe de l’option Littérature est parvenue à ravir le prestigieux Rollin. L’année prochaine s’annonce sanglante…

 

Les princes du ring

27Le studio-télé a été plongé dans la noirceur exaltante des Pugila[r]ts le 13 avril dernier.

Pour l’occasion, les étudiants de l’option Théâtre, Les Dramatiques (Dominique Boisvert, Ariane Dorion. Arielle Thiffault, Samuel Lamarre, Félix Gagnon, Aude Vallerand), entrainés par la professeure Caroline Lauzon, affrontaient les étudiants de l’option Littérature, Les Lettrés (Camille Duceppe, Émilien Néron, Julianne Vincent, Marianne Godbout, Pénélope Ouellet et Floriane Simard), entraînés par le professeur François Harvey.

Les professeurs et les étudiants conviés au spectacle ont pu assister à trois rounds de quiz littéraire des plus inventifs. Le thème de la soirée, « Montréal », (en l’honneur du 375e de la ville) était l’objet des différentes questions : le premier ou la première à toucher au punching bag avait droit de réponse.

Outre ce jeu par questions et réponses – les spectateurs avaient parfois droit de réplique (on salue, dans ces lignes, l’érudition de Jérémy Champagne) –, les pugilistes ont offert au public des lectures-performances, à chaud ou à froid, souvent émouvantes. Nous avons pu entendre le magnifique « Montréal a les yeux gris » de Jean-Paul Daoust (poète et ancien professeur au Collège) ou encore la prose de Christian Mistral, dans un extrait tiré de Vamp. Chaque équipe projetait aussi un court-métrage ou bien avait à proposer un dialogue sur le thème « Entendu dans le métro de Montréal ». Les membres du Jury (Sébastien Hamel, Pascale Millot, Mélanie Rivest, Jasmine Lachance) attribuaient ensuite une note à chacune des équipes.

Il y a eu un entracte.

Il y avait un photographe : Nicolas Chalifour, professeur de littérature.

Il y a eu une remise de bourses, celle des professeurs de l’option Littérature, le prix « Chouchou » (Prévert ne serait pas content), attribué à la remarquable Pénélope Ouellet ; celle de Théâtre est allée à l’extraordinaire Dominique Boisvert.

Le trophée Le Rollin (patronyme de l’illustre et retraité professeur Jacques) a été remis aux Lettrés pour une deuxième année consécutive, mais les Drama Queen (sobriquet attribué à l’équipe par le jury « Hamel Hamel ») sont passés bien près de ravir le titre, le pointage final étant de 58.8 contre 58.2.

On félicite chaleureusement tous les participants, les entraineurs, sans oublier l’organisateur de cette soirée : Marco Bergeron, professeur de littérature.

On ne saurait terminer sans remercier l’arbitre, Philippe Le Page, très chic dans sa chemise blanche (sponsorisé par La ParisienneTM) et arborant fièrement le nœud papillon noir, plein d’humour et d’esprit !

N. E.

PUGILA[R]TS : une première édition enthousiasmante !

PugilartsLe 12 avril dernier a eu lieu au studio-télé la première édition des PUGILA[R]TS. Organisé par les professeurs de littérature Marco Bergeron et Nicolas Chalifour, ce combat festif opposant une équipe d’étudiants et d’étudiantes en Théâtre et une équipe d’étudiants et d’étudiantes en Littérature a été arbitré de main de maître par l’hilarant Philippe Le Page, ancien étudiant du profil Lettres. Au menu de la soirée : des compétitions âprement disputées où mots, érudition, culture et humour étaient à l’honneur.

L’équipe des Bleus (Théâtre) était dirigée par Caroline Lauzon, tandis qu’Isabelle Paquet et François Harvey coachaient les Rouges (Littérature). L’exigeant jury, composé d’Alexandre Bleau, François Godin, Lyne Hains, Sébastien Hamel, Émilie Jobin, Mélanie Rivest ainsi que l’adjointe à la directrice des études, Rachel Belzile, a eu la tâche ardue de départager les participants tout au long d’une série d’épreuves endiablées : lectures de textes (un extrait des Heures réversibles, de France Mongeau ; un autre du roman La liberté des détours, de Mathieu Blais), écriture de poèmes en direct (en alexandrins, avec césure à l’hémistiche s’il vous plait !), courts métrages commentés, « rixes de chansons », rounds de quiz, etc. Pour se préparer au quiz en question, chaque équipe avait depuis quelques mois déjà affuté ses couteaux en étudiant les œuvres monumentales du poète automatiste Claude Gauvreau, de la sculpteure Louise Bourgeois, du compositeur John Cage, de l’écrivaine Marguerite Duras, de l’architecte Ludwig Mies van der Rohe et du réalisateur Lars von Trier.

Tout au long de la soirée, les deux équipes ont rivalisé d’inventivité et d’audace pour éblouir un public en délire et se conformer à la thématique choisie par les organisateurs : Tabula rasa. Ce sont finalement les Rouges de l’option Littérature (Élisabeth Gagnon-Houle, Marianne Lussier, Étienne Maillé, Pénélope Ouellet, Christophe Pigeon et Floriane Simard) qui ont coiffé au fil d’arrivée les Bleus de l’option Théâtre (Florence Béland, Gabriel Caron-Roy, Pénélope Contrain-Morel, Marie-Hélène Perron, Marikah Pierre, Josiane Plante), avec un score de 61,5 à 57. À l’issue de cette joute mémorable, l’équipe gagnante a pu arborer fièrement le Rollin, superbe (et très postmoderne) trophée créé pour l’occasion par Jacques Rollin et que l’on peut admirer Boulevard des écrivains.

Enfin, soulignons que la soirée a été l’occasion de remettre la Bourse des profs à deux étudiants et une étudiante. Cette bourse récompense l’implication au sein de leur programme et la passion pour leur champ d’études qu’ont su démontrer les récipiendaires tout au long de l’année. Félicitations à Jérémie Poirier (Théâtre), Laëtitia Gagnon (Langues) et Youssef Sawan (Littérature).

Rendez-vous l’an prochain pour la seconde édition, que l’on espère tout aussi flamboyante !